Encrier 87

Textes de la 10° semaine (déconfinement1) Texte de Frédérique du 12 mai

Tes doigts Eros, m’appellent à resserrer l’étreinte.   Hello, olé, Monsieur Kamasutr, euh …Ah, monsieur oH, j’lai neurone flanché ; Bah ? ou aut’chose qui s’aballade. Comble de mots qui touchent. Et quelle langue ! Que dis-je quelle verve ! Acceptez-vous de des-cons finer ? Donc, témoin de l’époque où l’on ne se touche.   Pénétrons donc plus avant, pour ceux qui le veulent. Oui l’approximation de ce qui n’arrive pas à dire, à se formuler clairement : une pensée qui ne se forme pas encore, juste une ébauche, du flottement qui cherche à exprimer, un tâtonnement sous le draps du verbe.   Le plexiglas, ce qui nous empêche de toucher l’autre ; période de coronavirus. Nos visages masqués, les mains aseptisées…Et les sexes masqués des années 80 et encore aujourd’hui….   Le sexuel et la reproduction catégorisés ?   Sexualité reproductive, la reproduction de sexualité, la sexualité chatouillante, des rencontres poilues, feuillues, mouilleuses et dures. .. Loin de moi l’idée de préconiser la chasteté au monde. Nombres de religieuses s’en souviennent encore de la vacuité de vœux…aux pieux.   L’idée échappe à celle de prédictions, de moratoires, d’injonctions à …. Le plexiglas et les préservatifs retranchent nos peaux suintantes du toi, là, nos autres. Un ressenti. Luxe, calme et volupté : foutaise pour le foutre à trac.   La période de con-finement, la camisole ceinturée, ouverture large et resserrée ; ni ou, ni ou, jusqu’où pénétrer, s’engager ? Point de réponses muselées aux glaciations, juste des questions chaudes, des points de suspension comme appel de caresses, ellipses à l’économique du toucher, d’y regarder, goûter, saliver. Y couler, nager dans les cons-traits d’union.   Pour l’heure, c’est cela qui est ici.

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