Association Encrier - Poésies et quelques textes

Rencontre avec Jean de La Ville de Mirmont (1886-1914) : L'horizon chimérique XIV

Écoutez Julien Clerc

( Extrait de l'album : Si j’étais elle)

L’horizon chimérique

Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse

Et roule bord sur bord et tangue et se balance,

Mes pieds ont oublié la terre et ses chemins

Les vagues souples m’ont appris d’autres cadences

Plus belles que le rythme las des chants humains.

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A vivre parmi vous, hélas ! avais-je une âme?

Mes frères, j’ai souffert sur tous vos continents .

Je ne veux que la mer je ne veux que le vent

Pour me bercer, comme un enfant, au creux des lames.

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Hors du port qui n’est plus qu’une image effacée ,

Les larmes du départ ne brûlent plus mes yeux .

Je ne me souviens pas de mes derniers adieux ....

O ma peine, ma peine où vous ai-je laissée ?

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Voilà i Je suis parti plus loin que les Antilles ,

Vers des pays nouveaux lumineux et subtils.

Je n’emporte avec moi , pour toute pacotille ,

Que mon coeur...Mais les sauvages en voudront-ils?

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Je me suis embarqué sur un vaisseau qui danse

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Voilà quelques informations sur Jean de La Ville de Mirmont, trouvées sur le site :ICI

"Né à Bordeaux le 2 décembre 1886, Jean de La Ville de Mirmont a été tué sur le front, à Verneuil-Courtonne (Aisne), le 28 novembre 1914. Il était âgé de vingt-sept ans. Son œuvre, fort brève, se compose d’une nouvelle, Les Dimanches de Jean Dézert, publiée en 1914, de Huit contes, publiés en 1929. Également publiés à titre posthume, les poèmes de L’Horizon chimérique doivent à Charles Baudelaire, inspiration et musicalité. Mis en musique par Gabriel Fauré, créé le 13 mai 1922 à la Société Nationale par le baryton Charles Panzéra (accompagné au piano par Magdeleine Panzéra-Baillot), L’Horizon chimérique (cycle de mélodies pour voix et piano, op. 118) est un des plus beaux fleurons de la mélodie française.

« Outre son sujet romantique particulièrement attachant », ce cycle est un « chef-d’œuvre d’écriture tout en ne recourant à aucune structure repérable (thèmes mélodiques ou rythmiques, périodicités diverses ou forme). Le langage est continu et abolit le découpage poétique, l’harmonie stable (fréquence harmonique faible), la déclamation uniforme. La cohérence est assurée par l’évolution des moyens musicaux à travers les 4 mélodies : évolution du motif pianistique de plus en plus lent et accentué, agrandissement progressif des intervalles vocaux jusqu’à l’octave finale. » (Marie-Claire Beltrando-Patier)"

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Écoutez Gérard Souzay

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