la mort soumise se dévoue
elle me vient colporter l’ombre
que les étoiles désencombrent
le ciel en chemise de boue !
ô mort j’ai souffert sur ta roue
j’ai su tes pointes lu tes nombres
j’ai goûté ta parole sombre
ramé le néant sur ta proue
j’ai rêvé, presque pu descendre
seul au poignet de tes méandres
fleuve incurieux et dans tes eaux
j’ai voulu ne jamais connaître
l’oubli comme aux jaunes fenêtres
la main referme les rideaux




