D’avoir tant oublié
couvert de cendres
les
saisons tant oublié le temps
Dans le
Lit où je m’endors
tout oublié
nul n’est plus
sourd que moi
atterré si lourd pesant
Que je ne m’éveille plus
ne m’éveille pas
ne rêve pas
suis comme une pierre au
Fond de l’eau
luisante et grossie par les flots
brillante
lourde
souvent je
Suis comme une vague
calme
qui s’efface
avant le rivage
ride
à peine la sur
Face des eaux
comme
une bête apprivoisée
dort au fond du sommeil
et ne mord
Plus
comme une bête sourde
qui
dort
dans
les pierres
Paul Louis Rossi

