Association Encrier - Poésies

Rencontre avec divers poètes Rencontre avec Atahualpa Yupanqui(1908-1992) :El arriero va - Le muletier

Écoutez Atahualpa Yupanqui

El arriero va

En las arenas bailan los remolinos,

el sol juega en el brillo del pedregal,

y prendido a la magia de los caminos,

el arriero va, el arriero va.


Es bandera de niebla su poncho al viento,

lo saludan las flautas del pajonal,

y animando la tropa por esos cerros,

el arriero va, el arriero va


Las penas y las vaquitas

Se van por la misma senda.

Las penas son de nosotros,

las vaquitas son ajenas.


Un degüello de soles muestra la tarde,

se han dormido las luces del pedregal,

y animando la tropa, dale que dale,

el arriero va, el arriero va.


Amalaya la noche traiga un recuerdo

que haga menos peso mi soledad.

Como sombra en la sombra por esos cerros,

el arriero va, el arriero va.

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Le muletier

Le vent tourbillonnant soulève des volutes de sable,

Le soleil fait scintiller les cailloux des éboulis,

Et, captif de la magie des chemins,

Le muletier va, le muletier va.


  Son poncho dans le vent est une bannière de brume,

Les flûtes de la brousse le saluent,

Et, aiguillonnant le troupeau par ces collines,

Le muletier va, le muletier va.


  Les peines et les génisses

s'en vont par le même chemin.

Les peines sont nôtres,

Les génisses sont à d'autres.


  Un torrent de soleils ensanglantés annoncent le soir,

Les lumières dans les éboulis se sont assoupies,

Et, aiguillonnant sans relâche le troupeau,

Le muletier va, le muletier va.


  Pourvu que la nuit apporte des souvenirs

qui fassent moins pesante la solitude,

Comme omble dans l'ombre en ces collines,

le muletier va, le muletier va.

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