Encrier 87

Textes de la 5° semaine de confinement Texte de Magali (du jeudi) du 13 avril : Avant le discours

Et si j’avais des choses à dire avant de l’entendre , pourrai je encore parler ?

Et si épris d’une tendresse infinie , il gommait les mauvaises histoires provoquées , pourrai je encore écrire ?

Mais rien à voir avec le thème de cette lyrique soirée !

En effet , les chats même les roux déambulent à toute heure .  Depuis .Les souris et autres rongeurs fusent le long de l’Aurence tandis que mon errance fuse de senteurs .

Mais ma pauvre Simone , si douce , si partie . Voilà que ses potes , des connaissances  quittent ce paradis , seule, à peine accompagnée , pas même un chant pour  remercier .

Quoi , qui mais dans quel inventaire ?

Voilà que ça croasse à ma fenêtre où un vieux avachi , pull débardeur rouge nylon gris , prend les rayons sur son crâne dénudé endormi .

Les feuilles fendent le passage à mes yeux désormais que le vert gagne petit à petit , j’ai la croisseur des couleurs au croissant engourdi de diverses  jungles .

Laquelle sera la plus aboutie . Celle que l’on entend , celle qui fait pas de bruit .

A pas chassé , à pas de loup , au tumulte d’un 20 heures , je réduis , mon écoute et ses leurres feignant d’être encore assujettie au verdict  du roi puisque nous sommes loin , loin très loin d’être libre et en démocratie .

Mon voisin regagne son intérieur , celui qui se voit .

Nous sentirons nous moins seuls de savoir ce qui nous attend ?

Les chats en vrai s’en foutent , ils vivent , oui , absolument .

A soigner des griefs , j’ai limér des griffes .

« Moi vouloir être chat « …

Commentaires 2

  • anonyme

    Moi , pas vouloir être chat , moi pas vouloir que tu sois chat , moi vouloir partir avec toi vers ton intérieur et mon intérieur , ces dedans qu'on voit pas , pour parler avec toi de Simone et des partis , de tous ceux qui nous manquent .

    anonyme

  • RUSSELOUP

    dire le trouble apparu dans ce texte. Une première apparition me l'apportait. Et à cet instant précis, il est venu pondre des échos à des ondes souterraines, évènements sans l'évènementiel.
    J'ai lu, relu, re-re-lu, voyant se dessiner des fils entre nous deux.
    oui, les chats s'en foutent, ils vivent, ils pressentent, ressentent.
    Ce texte là est une cavité de résonnance dont je pressens qu'il fera mémoire, en moi.

    RUSSELOUP

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