Encrier 87

Textes de la 8° semaine de confinement Textes de Magali(jeudi) du 3 mai

1

 l’incertitude regarde comme une longue vue subliminale

- Quelle heure est -il ?

- Tu me donnes un sommière s’il te plaît .

- Mais t’as vu , il neige .

- C’est normal depuis la bordel live ci près .

- Est ce qu’il reste du café ?

- J’sais pas j’ai pas envie de me lever .

- Tu veux pas regarder « invictus » en replay ?

- Écoute mon chéri j’ai mal au crâne j’voudrais juste m’oublier .

- N’empêche que t’imagines en prison que cela fait !

- Éteints la lumière , je veux avoir la paix .

Henri déjeune . Il prend pas son journal , d’ailleurs il le sait , les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent . Néanmoins son smartphone en sourd et muet , il scrute Guil Home et repasse au ralenti son pamphlet . Plus rien ne lui échappe , il court désormais , vers ces moments écarlates où l’humour dit vrai . Il abandonne les braises de son regard fuyant , il pose sur la chaise le feu de son désir ardent . Est ce que tout va si mal ? Est ce que rien rime à rien ? Sa compagne lui chaîne la complétude si loin .

- Chérie tu dors ?

- Mhhh

- J’ai fait une chanson pour toi ;

«  allez viens je t’emmène au rang , aux règles au firmament

je voudrais que tu me harcèles ….. d’artificiel

je voudrais que tu me déclines le temps

que tu brèves parfois les gens

je voudrais que tu me promènes tout le temps

la la la la la la laaaaaaaaaaa"

Rosie ronfle de sa respiration longue et régulière à faire pâlir les nymphes .

Henri pouffe et gronde les adventices de ces rebelles témoins de sa propre hécatombe de ce cauchemar sans fin .

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2

la patience siffle comme un  verre  rouillé

L’habitude a pris son string . L’arrêt , le terminus est au bout du couloir , neuf .

Théodore pointe sa bouille en mufle , tandis que Joséphine sniffe en boucle .

Au loin , la traversale de l’ouest , pourrit l’indien de virus issus des miens .

Né à Arnac la Poste , l’océan est très loin . Ici , brèves de penderie sillonnent les sillons de mes ancêtres aussi .

Foi de mondialisation à cœur d’artichaut trouve en son centre un berceau dont l’encre est le crédo même si ; se perd à l’horizon .

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3

l’absence mange comme un  doux  thaumaturge

Ah saloperie de bouse !!!!

Çà colle ça pue ça prolifère dans cette région de merde où même le soleil se fait l’éclipse en été .

Bordel de pays . Le camp des expulsés est de raison à sa divine obscurité de prévoir , percevoir les moindres rayons dont lumière fait absences aux civils abonnés .

Purin de Limousin . Me voici cloué par des charmes cimentés à cette profonde humidité . Je fais quoi de mes vaches enragées ?

Par bleu , un jour j’ai taillé . J’ai été là où la lumière fusait . C’est très simple , je savais plus les saisons cloisonnées .

- Et alors qu’est ce qu’as planté ?

Rien . Rien d’autre que l’illusion , des mirages à longue portée .

Ça m’a porté si loin que quand j’ai amarré , j’ai dû trouver exil en ces bras verts , et ondulés .

A mon profil exempt d’un peu d’humilité , elle m’a offert le spleen , en face , en succédanée . J’ai du rompre mon exil , ma soif de soleil démesuré pour trouver en cette ile verte , mon amour destinée .

J’implose j’expose mais je te remercie , de ma découverte de ma fan tais si , jamais t’as mis obsolète à myriades de faits.

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4

le plaisir ruisselle comme un yoyo coquin

Aventure bonne aventure , avez vous soif aux seins ?

Parbleu dame , ma démesure suis le lait d’un exquis jamais plein .

Venez approchez gentes dames en qui je prédis loin . Voyez cocasse et rênes entre vous le dessin ?

Tenez prenez cette femelle , en quoi elle vous retient ?

Certes voici ici une belle qui de mon repas va bien . Voici dans ma gabelle de quoi répondre aux Saints.

Quoi vous méprisez la belle par de lubriques rien ! Reprenez la gabelle , la dame vaut plus que rien .

Votre argent vous monnaye vous et vos refrains , nulle femme se pareille à des astres divins .

Soit je reprends ma gamelle et poursuit mon chemin , en espérant mes belles croisez l’un de vos rein .

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5

le fleurbleuisme tombe comme un merveilleux feuillage

comprend qui pneu !

La chambre en fête , en art est

Dés , rayés ,

fenêtre tourne bic à l’envers .

Oh , mage et gin haut !!!

Plus de lustres entre Emmi et son frère.

Pluie de vitres à miroir volontaire .

La roue est cassée .

Les freins s’emballent et dissoudre c’est pas cher .

Vois- tu , reveux mixte à sauce claire

fleur et bleuet roulent à sons fières

dans prairie où marre fixe l’ordinaire .

Que de tour franc en Chine ère !

Par mâts est ce que l’ainsi flaire ?

Fort truite est la seconde en l’air

Mains lassent en sudiste croix de fer

les élèves en tunique fondent la pierre .

Puisse la être sincère ?

A coup chez Lu fais naguère

Semence et Marc tire aux travers

pas et Che Gue va là foie de mer !

Bellisimo Rio Grande !

Marvelous et fine I am OK

Muchos besos to you bébé

Maïa grande

Maïa resté

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6

La supercherie chante comme un verrou florissant

La super chérie de Dylan est une diva .

Elle chante tant et tant que l’âne dit à sa chair Hi Hi , Hi Hi Han .

Prenons un verre ou une bouteille .

Flore rit sans raison .

De l’autre côté de la rue , dans un vert où les branches se déguisent , Dylan s’est caché .

Sur la table il a écrit« S.O.S. j’suis perché »

7

le scintillement chante comme une immarcescible bottine

Non mais il se prend pour qui ce trouduc !

Est ce qu’il me prend pour une bourrique ?

Pis je suis pas un mouton non plus , je te suis pas dans tes délires .

Tu veux faire passer mes docs pour des pigeons , nous transformer en rat de labo ?

Alors écoute ma poule , j’ai été bien gentille , comme un oiseau en cage .

En décembre j’ai rentré mes griffes , mais aujourd’hui je te ponds que faut pas faire l’âne , et mentir comme un arracheur de crocs .

Lave toi le cerveau espèce de vieux chacal , non je ne resterai pas muette comme une carpe , vieux chameau , tu fais l’autruche .

Je te donnerai bien un coup de sabot , j t’arracherai bien ton peu de crinière , tu la vois pas dit la vrai lumière ?

Fais pas ta taupe , ni ton maquereau . En fait sois doux comme un agneau , enlève tes mites , secoue tes puces , merde quoi soit pas vache !

8

le sentiment accroche comme une horloge éveillée

La journée fut longue . Comme toutes les journées depuis des années des siècles , une éternité .

Par ici faire à manger . Par là tout nettoyer . Allez voir la voisine si tout est rentré . Les bêtes , les betteraves , les confitures retournées . Tiens , encore enceinte , va falloir s’accrocher . Les petits à l’école , enfin un peu d’air , ils sont si … à tout le temps se plaindre , se chamailler . Le plus grand est entré dans l’armée , la cadette pense déjà à se marier . Voilà déjà le facteur , le linge va pas sécher . Des francs , des anciens aux nouveaux , Albert est enterré . Devenir ensuite grand-mère , retraite de misère , reprendre et s’adapter . L’Euro a parsemé, les plumes , les pleurs la bague de se son cher , faut tout vendre , oublier .

Raymonde , petite fleur , toute sa vie a ramé . Face aux vents , face à face , elle a tout assumé . Un jour , près des Saints de Glace , elle a dit stop , terminé .

9

la susceptibilité pense comme une chaise libre

Si ce que tu dis n’est pas clair , comment alors te comprendre ?

Si ce que tu penses change tout le temps comment savoir qui tu es ?

Si tu m’énerves et que je t’aime comment être sur d’mes sentiments ?

Si tu parles pas quand tu penses trop , comment apprécier le silence ?


Et si quand je parle je dis ce que je pense .

Et si je pense pas quand je dis pourrais tu vivre avec moi aujourd’hui ?


Et , si de maintenant tu prenais le la . Le la de large sur ton dos , le do sur un sol assis tranquillement , sur une chaise , avec un piano , chante encore redis moi la chanson .

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