Association Encrier - Poésies et quelques textes

Rencontre avec Philip Larkin (1922-1985): Toads revisited-Les crapauds à nouveau

Écoutez Philip Larkin

Toads Revisited

Walking around in the park

Should feel better than work:

The lake, the sunshine,

The grass to lie on,

———————————

Blurred playground noises

Beyond black-stockinged nurses -

Not a bad place to be.

Yet it doesn't suit me.

————————————

Being one of the men

You meet of an afternoon:

Palsied old step-takers,

Hare-eyed clerks with the jitters,

—————————————

Waxed-fleshed out-patients

Still vague from accidents,

And characters in long coats

Deep in the litter-baskets -

———————————

All dodging the toad work

By being stupid or weak.

Think of being them!

Hearing the hours chime,

————————————

Watching the bread delivered,

The sun by clouds covered,

The children going home;

Think of being them,

—————————————

Turning over their failures

By some bed of lobelias,

Nowhere to go but indoors,

Nor friends but empty chairs -

———————————————

No, give me my in-tray,

My loaf-haired secretary,

My shall-I-keep-the-call-in-Sir:

What else can I answer,

——————————————

When the lights come on at four

At the end of another year?

Give me your arm, old toad;

Help me down Cemetery Road.

:::::::::::::::::::::::

Les crapauds à nouveau

À se promener dans le parc

On devrait se sentir mieux qu’à travailler :

Le lac, le soleil,

L'herbe où s’étendre,

———————

Les bruits des cours de récré

Par-delà les nounous en bas noirs -

C’est pas mal comme endroit .

Et pourtant, ça ne me vat pas.

—————————

D’être un de ces types

Qu’on rencontre dans l’après-midi:

Vieux promeneurs tremblotants,

Employés aux yeux lde lapin qui ont la frousse,

—————————

Malades au teint cireux

Mal remis d'accidents,

Et silhouettes à l’air frêle en longs manteaux

En train de faire les poubelles -

———————————

Tous feintant le crapaud travail

En étant idiots ou faibles.

Imagine être des leurs!

Ecoutant les heures qui sonnent,

———————————

Regardant le pain qui se livre,

Le soleil couvert par les nuages ,

Les enfants qui rentrent à la maison;

magine être des leurs!,

——————————

Ressassant leurs échecs

Près d’un massift de lobelies,

Nulle part où aller que chez soi,

Pas d’amis, que des chaises vides -

———————————

Non, donnez-moi ma corbeille,

Ma secrétaire à chignon perché,

Mon dois-je-garder-la-ligne-Monsieur :

Que puis-je répondre d'autre?

—————————————

Quand les lumières s'allument à seize heures

À la fin d'une autre année?

Donne-moi le bras, vieux crapaud;

Aide-moi à descendre au tombeau.

Traduction de Guy Le Gaufey avec la collaboration de Denis Hirson .

Pages 117 et 119 de La vie avec un trou dedans éditions Thierry Marchaisse, octobre 2011

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.