Encrier 87

Textes de la 8° semaine de confinement Texte de Sylvie du 2 mai : Premier texte

Premier texte




Il y a dans ma tête l'odeur du muguet du jardin de mon enfance auquel nous accédions par une longue allée conduisant à une bâtisse en bois. Cette ancienne maison contenait beaucoup de bonheur et les petites filles que nous étions se plaisaient à danser sur la pelouse, revêtues de belles robes confectionnées par une grand-mère aux doigts de fée. Au son de la guitare d'une d'entre nous, nous nous prenions à fredonner des airs à la mode du moment.




Quand le 1er Mai était un jour pluvieux, nous ne manquions pas de grimper dans le grenier à souvenirs où, à l' intérieur de malles bien rangées, nous attendaient des jouets anciens, des livres, des vieux papiers, revues et journaux qui nous faisaient oublier le bruit du vent hurlant contre la toiture. La petite souris qui se mettait à marcher sur les lames du parquet ne nous effrayait nullement pas plus que le chien des Trucmuches qui semblait courir après sa queue en aboyant dans la cour de la demeure la plus proche.




L'après-midi se terminait toujours par un goûter composé, entre autres mets délicieux, d'un merveilleux gâteau au chocolat que nous dégustions au milieu de nos rires transformant l'atmosphère en un véritable charivari.




En ce début de printemps, tout était simple. Il n' y avait pas de questions sans réponses puisque nous ne nous posions pas encore de questions.Nous avions surtout des rêves, de l'espoir, tant d'amour à donner et à recevoir que nous ne pouvions imaginer que bien des choses dans la vie ne tournent pas aussi rond que les toupies découvertes dans le grenier pour nous divertir.

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