Association Encrier - Poésies et quelques textes

Rencontre avec Henri Michaux : Les signes extérieurs

Les signes extérieurs

Ce sont les vertiges qui sont mes rivières vives.

C'est la fatigue qui est ma nage dans les nénuphars.

La vigie qui apparaît si haut, c'est mon mal, et le navire que je vois ne saignerait point par ses

écubiers, si je ne perdais mes forces moi-même.


Poteaux à tête de vautour.

Poteaux doubles.

Poteaux têtus, comme suicidés debout.

D'aucun pays, je le sais, vous n'annoncez l'approche.

Je ne vous reconnais que trop pour ce que vous êtes réellement et vous comprends en m'en

désolant.

Henri Michaux, La vie dans les plis

La vie dans les plis.jpg

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