Association Encrier - Poésies

Rencontre avec divers poètes Rencontre avec Atahualpa Yupanqui(1908-1992) : Los Hermanoos -Les frères

Hermanos -Sculpture de Marc Petit

Écoutez Atahualpa Yupanqui

LOS HERMANOS-LES FRÈRES

Yo tengo tantos hermanos

Que no los puedo contar

En el valle, la montaña

En la pampa y en el mar


Cada cual con sus trabajos

Con sus sueños, cada cual

Con la esperanza adelante

Con los recuerdos detrás


Yo tengo tantos hermanos

Que no los puedo contar


Gente de mano caliente

Por eso de la amistad

Con uno lloro, pa llorarlo

Con un rezo pa rezar

Con un horizonte abierto

Que siempre está más allá

Y esa fuerza pa buscarlo

Con tesón y voluntad


Cuando parece más cerca

Es cuando se aleja más

Yo tengo tantos hermanos

Que no los puedo contar


Y así seguimos andando

Curtidos de soledad

Nos perdemos por el mundo

Nos volvemos a encontrar


Y así nos reconocemos

Por el lejano mirar

Por la copla que mordemos

Semilla de inmensidad


Y así, seguimos andando

Curtidos de soledad

Y en nosotros nuestros muertos

Pa que nadie quede atrás


Yo tengo tantos hermanos

Que no los puedo contar

Y una hermana muy hermosa

Que se llama ¡libertad!


Atahualpa Yupanqui(1908-1992)

Poème et interprète ci-dessous trouvés sur le site(à visiter!) :ICI

Écoutez Bia et Lhasa de Eda

(Los Hermanos
 
Auteur et compositeur : Atahualpa Yupanki
Interprètes : Bïa et Lhasa de Sela(décédée en 2010 à 37 ans)
Extrait du lancement de l’album Nocturno (Mars 2008)

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Les Frères

J’ai tant de frères,

Que je ne peux les compter,

Dans la vallée, la montagne,

Sur la plaine et sur les mers.


Chacun avec ses peines,

Avec ses rêves chacun,

Avec l’espoir devant,

Avec derrière les souvenirs.


J’ai tant de frères,

Que je ne peux les compter.


Des mains chaleureuses,

De leur amitié,

Avec une prière pour prier,

Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,

Qui toujours est plus loin,

Et cette force pour le chercher

Avec obstination et volonté.


Quand il semble au plus près

C’est alors qu’il s’éloigne le plus.

J’ai tant de frères,

Que je ne peux les compter.


Et ainsi nous allons toujours

Marqués de solitude,

Nous nous perdons par le monde,

Nous nous retrouvons toujours.


Et ainsi nous nous reconnaissons

Le même regard lointain,

Et les refrains que nous mordons,

Semences d’immensité.


Et ainsi nous allons toujours,

Marqués de solitude,

Et en nous nous portons nos morts

Pour que personne ne reste en arrière.


J’ai tant de frères,

Que je ne peux les compter,

Et une fiancée très belle

Qui s’appelle liberté.

  Traduction française : Jean-Yves Sarrat

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