Encrier 87

Textes de la 6° semaine de confinement Texte de Frédérique du 18 avril : Chemins parallèles : nos précieux intouchables

Chemins parallèles : nos précieux intouchables.




Tout doit être possible, tout doit être possible, quoi, tout n’est pas possible. Pourtant j’ai fais mon possible pour tout rendre impossible tout en voulant que cela reste possible.




Le vizir a envoyé une émissaire aux boucs émissaire : non c’est pas moi, m’sieur, j’vous jure, m’sieur, j’mse suis trompée, m’ais c’est, c’est c’est, ben, c’est l’chat roux du voisin, vous croyez-pas ça ? Une ourse blanche féroce, voit, de disparition oblige.




Ne me répudie pas, je t’en supplie ; je t’en fais voir de toutes les couleurs, mais ne me répudie pas, lâche-moi les basques. Une forme colorée s’esquisse. Libérée, pesée de son poids en tomates, cerises et grappes. Mon muguet de cerises, je t’aime. Une ligne de verre arc-en-ciel., c’est mon lichen.




A la fin, après, il est vraiment plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux…




Elle, l’encre dissémine, eux, ils inséminent les ancres du pouvoir, ils ensemencent : sexe, argent, politique et art académique, s’extirpent. Ils, eux, ils essaient de la faire…Quitte et voit…écouter, c’est ok, déjà ko, de ce que j’entends.




Esprit peu pratique, c’est facile, esprit s’endort sans tenir corps de sa ribambelle de soupirs, elle respire. Oui, mais la vie appelle, aspire et que fera-t-elle de ses soupirs ? De ses silences, aura t-elle cette chance encore, se donne-t-elle enfin la possibilité de se trouver ? Trouver ce qu’elle a tant cherché, une liberté, une seule liberté : créer illusion de beauté. Solitude avec autrui, les autres esseulés, de leur besoin de reconnaissance, j’ai suffisamment reçu, oui je reçois, 5/5 toi, moi. Je vous aime, du besoin que j’ai de vous, je co-nais avec vous. Pénélope se fabrique un arc. Télémaque souffre. Ulysse revient. Pénélope est tissée d’ailleurs, des voyages qu’elle fait. Pas d’autorisation, mais juste les laissez-passer du confinement.




J’ai le corps bavard, une oie sauvage, tâche rouge de sa féroce blessure, mes croûtes ? D’aucuns diront quel saleté Saleté : ah bon, qu’elle saleté, quel regard portez-vous là ? Ce ne sont qu’émotions et sentiments qui cherchent le lit dans notre commune rivière de tristesse à vivre, à mourir, nos poissons sans chats, nos émotions sans leurre et attrape beurre.

Dieu, quel jugement ardent. ! Ah ma Carmen, désirer la co-naissance. L’oiseau migrateur passe ; Dieu, je t’emmerde, si tu juges ce que je fais.







Bourgeois, aristo, clodo, érémiste, moyen-classeux, je t’aime de ton impression, des émotions que ma coupe recueille. Je ne suis pas une coupelle. Donner recevoir, donner. Ecouter, regarder, penser, arrêter de panser, de penser, dépenser. Présence à nos présents. Illusion de compréhensions et acceptation.

Pas de phrase, pas de mot, passe-passe, passage, vole de mouvement, féroce et douce tout à l’instant.







Mon amour, plus de phrases, quelques mots soufflés, que nos souffles, sans illusions, sans attentes, les présents respirent de ce qu’ils sont. Mon amour, je t’appartiens de temps lointains, mon amour je te possède, et te veux loin, je te veux sans t’avoir, je veux que tu veuilles ce que je ne pourrais donner. Mon amour, c’est un jeu de soi à soi. Poses ta main, là déambule tes doigts sur mon ventre, tu peux peser ton poids en moi. C’est jeu, illusion, coupelle, ritournelle, ribambelle de soupirs, je t’inspire, tu aspires. Mon amour, nous ne nous aimons pas, mais, jusqu’à mon dernier souffle, je te prie, touches-moi, je n’ai à la fin besoin que de doigts, de dos, de poils aux doigts de nuque, de sueur, de jambes lianes, de pieds rauques, touches-moi, si tu peux. De quelques-uns de tes mots.




Sans corps, pas d’esprit.




Gratitude à D., pour ce jour de mars, où, où… une coupelle recrée, un homme qui tient sur ses pieds, de ses vulnérabilités aimées, un homme quoi, un vrai. Pas besoin de chercher. Aimer devient possible, possible d’expérimenter dans les bras de ton enlacement corporel spirituel. Et si tu rougis, j’accueille. Réminiscence de ta peau vivante, ondoyante, lors d’un trajet où l’orientation se perd, et la peur de perdre la fleur de ton aimée, désirée.




Vouloir devenir mère avant d’être femme : un chaos d’où les étoiles filantes se fondent en vos univers. M. jeune femme du samedi a déjà compris, aimé. M. Ma poète de jeunesse dans laquelle cohabite nos vieillesses, M du samedi, aimes toi en tes petits pas de à fleur en fleur, narcissiste-toi tant que tu peux, tu veux, nous sommes là, pour toi, de nos amours naissent les jeunesses. Pour les vieux, les passés seront tellement simples. Mais toi, tu es là, à aimer, à embrasser, pas d’évaporation, avec toi.

Commentaires 1

  • magali du jeudi

    j'adore , ce tout , ce plein , ce mixte , cette liberté d'écriture , merci

    magali du jeudi

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