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Rencontres avec des textes d'auteurs Rencontre avec les images du télescope James-Webb mis en service en Juin 2022

Extraits de l'article (25/12/2021)du Journal Le Monde publié lors du lancement du télescope :

"Le télescope spatial James-Webb (JWST) de la NASA, conçu pour donner un aperçu des premiers instants de l’univers, a été lancé samedi 25 décembre depuis le site de lancement de Kourou, en Guyane française. Ce télescope infrarouge révolutionnaire d’un coût de 9 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros), encapsulé dans une fusée Ariane-5, a décollé à 9 h 20 (13 h 20 à Paris). Une vingtaine de minutes plus tard, la fusée a éjecté avec succès le télescope spatial vers son orbite finale.

Il lui faudra, ensuite, un mois pour atteindre sa destination en orbite autour du Soleil à 1,5 million de kilomètres de la Terre, soit environ quatre fois la distance Terre-Lune. Il sera protégé du rayonnement solaire par un bouclier thermique de cinq voiles souples qui dissipera la chaleur, abaissant la température (qui est de 80 degrés) à − 233 degrés, côté télescope.

Nommé en l’honneur d’un ancien administrateur de la NASA, le télescope Webb révolutionner la compréhension qu’ont les astronomes de l’Univers. Il devrait est environ cent fois plus sensible que son prédécesseur Hubble et devrait permettre d’apercevoir les lueurs de « l’aube cosmique », quand les premières galaxies ont commencé à éclairer l’Univers depuis le Big Bang, il y a 13,8 milliards d’années.

Il permettra de mieux comprendre la formation des étoiles et des galaxies et d’observer les exoplanètes, dont les astronomes découvrent toujours plus de spécimens, pour tenter d’identifier, peut-être un jour, d’autres planètes abritant la vie. Il doit également permettre d’observer de plus près Mars et Titan, une des lunes de Saturne.

Imaginé par la NASA dès le lancement de Hubble en 1990 et construit à partir de 2004, avec la collaboration des agences spatiales européenne (ESA) et canadienne CSA), le JWST s’en distingue à plus d’un titre.

La taille de son miroir, de 6,5 mètres d’envergure, lui procure une surface et donc une sensibilité sept fois plus grande, suffisante pour détecter la signature thermique d’un bourdon sur la Lune. Autre différence : son mode d’observation. Là où Hubble observe l’espace essentiellement dans le domaine de la lumière visible, James-Webb s’aventure dans une longueur d’onde échappant à l’œil : l’infrarouge proche et moyen. Un rayonnement que tout corps, astre, humain ou fleur émet naturellement.

Cette lumière sera étudiée par quatre instruments, munis d’imageurs et de spectrographes pour mieux la disséquer. Leur développement a mobilisé pléthore d’ingénieurs et de scientifiques, sous la houlette de laboratoires et industriels américains comme européens. La condition impérative au bon fonctionnement du JWST est une température ambiante si basse qu’elle ne trouble pas l’examen de la lumière."

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